Georges Faget-Bénard
Peintre graphiste

Pier Paolo Pasolini : La mise amore


L'assassin de Pier Paolo Pasolini ; ici interprété par Michel Godin

Pasolini, né le 5 mars 1927 à Bologne, écrivain et réalisateur, est intéressant sur tous les plans. Il est une des incarnations de la dissidence des années 70. Une dissidence humaniste, qui s'oppose à tous les systèmes dogmatiques. Y compris celui de la reproduction obligée. Son homosexualité, équivalente à son exigence de liberté, va devenir rapidement politique. Elle lui vaudra d'être exclu du parti communiste, réfuté puis toléré par le catholicisme italien (pour son oeuvre, dont "Teorema" qui reçoit le prix de l'office Catholique), et finalement lui vaudra d'être éliminé par l'extrème droite dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, vers deux heures du matin, sur la plage d'Ostie.
Son thème natal présente la Lune Noire exactement conjointe à Uranus sur l'ascendant. Même pour un astrologue amateur, ces données sont criantes. En tous cas elles révèlent un comportement social et non une cause à effet.


Jean Menaud

Comme il s'agit d'une rétrospective - la pièce commence par l'assassinat -, j'ai imaginé Pasolini couché sur son thème de mort comme un ultime rendez-vous.  Ensuite, tout au long de l'action, différents panneaux roulants viendront pour "cristalliser" la mémoire, sorte de clichés pré-existants qui viennent s'expliquer. Moments-clefs, charnières d'une existence et d'une logique implacable. Pas celle des astres, mais de nos sociétés tellement éprises de dogmes normatifs, qu'ils soient sexuels ou commerciaux. Ou les deux confondus.

La première à lieu en juin 1984. Lorsque je reviens de New-York, il faut réadapter pour le Tourtour, puis je pars à Amsterdam.


Davoli et Pasolini : Jean Saignemorte et Jean Menaud


L'assassin de Pasolini ( reprise au Toutour avec Rémi Riflade)

Le Théâtre du Verseau